Je suis née en 1960 à Toulouse. Je vis et travaille à Paris.

Après avoir obtenu un DEA en Sciences Economiques à l’Université de Paris I, je débute mon activité dans la Publicité durant 15 ans, puis décide de me consacrer entièrement à la peinture.

Je me forme dès mon adolescence aux Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris dans différents cours de Dessin , puis plus tard en Peinture à l’huile (Atelier de François Bard) et Acrylique (Martin Bissières à la Glacière).

 

J’ai opté au départ pour une peinture Abstraite, inspirée de la vision d’un monde organique en mouvement, décrivant un espace intérieur souterrain, l’intérieur d’un corps humain ou les profondeurs de la terre, la nature vue de l’intérieur.

 

Peu à peu cette peinture s’était épurée pour se transformer en paysages imaginaires. La nature vue de l’extérieur. L’espace décrit était alors de moins en moins abstrait et s’appuyait sur une ligne d’horizon opposant ciel et terre, dévoilant un équilibre fragile, des lisières hésitantes, des couleurs en demi teinte souvent grises. Cette peinture découlait d’une vision plutôt Romantique, inspirée de peintres tels que Turner, Constable, Corot, Friedrich et de fait, par les nombreux séjours faits à cette période dans ma maison de Picardie puis du Sud Ouest.

 

En 2009, des changements importants et l’envie de renouvellement, m’ont poussé à remettre en question ma manière de peindre : recherche d’une peinture plus large, volontaire et surtout plus lumineuse. Je passe à l’Acrylique, j’opte pour de larges pinceaux, des couleurs franches.

Je renoue de nouveau avec la peinture abstraite de mes débuts, et opte pour ce monde de « cellules » en suspension, flottant dans un espace aérien et fluide. Mais tout cela est prétexte à peindre. Le véritable sujet est la peinture pour elle même et précisément la lumière qu’elle peut générer : grâce à l’Acrylique, j’ai pu trouvé de vrais effets de transparence, qui accroient la luminosité.

La pureté des couleurs et la recherche de contrastes deviennent ma préoccupation première. Je construis pas à pas mes tableaux, en respectant un temps de séchage entre chaque tâche, pour ne pas en altérer la pureté, chaque couleur en appelant une autre.  « Ce qui compte le plus dans la couleur ce sont les rapports ...comme le musicien avec ses harmonies, il s’agit simplement de faire valoir des différences » disait Matisse.

Enfin je me sers des blancs de la toile pour créer un jeu de tension entre les formes, jouant des vides et des pleins pour créer un rythme et un espace propre à chaque tableau. Il ne s’agit pas d’un blanc « vide » comme il y paraît au premier abord, mais bien d’un espace « vivant » potentiellement traversable.

Je m’efforce de contrôler les proportions et les contours des formes, tout en jouant avec les hasards qui résultent d’un certain « lâcher prise » du geste, nécessaire à mon sens, pour amplifier la « vibration » de la couleur et donner vie à la touche. Je laisse une grande place au hasard car j’aime me laisser surprendre par la peinture. Même lorsque je pars d’une idée assez précise, je laisse advenir "ce qui vient", ayant tendance à considérer les "accidents" comme une source d'enrichissement.

 

Plus récemment je suis partie du Noir pour aller vers le Blanc, en limitant le nombre de couleurs employées. Là encore la luminosité restait ma priorité.

 

Cette nouvelle « manière » est inspirée de peintres plus contemporains tels que Sam Francis, Albert Oehlen, Gunther Forg, Christopher Whool.

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© Laurence Foglierini